jeudi 31 mai 2012

Interview d'Half Asleep, la Vierge noire de Belgique

Interview d'Half Asleep, la Vierge noire de BelgiqueInterviewer Valérie Leclercq, fondatrice d'Half Asleep, c'est comme plonger en haute mer, l'été, par une nuit d'orage : impossible de savoir ce qui nous attend, c'est une expérience à part, d'une pureté troublante, comme sa musique, étonnement vivante, viscérale. Un an après la sortie de son dernier album Subtitles for the Silent Versions, Valérie Leclercq nous parle de songwriting acoustique, d’édifications vocales, d’ambitions classiques et de chanson lyrique, de flûte traversière, de cithare, de clarinette, de guitare et de piano, mais aussi de Nico, de Nina Simone, de Billie Holiday et de Delphine Dora, de frontière entre le jour et la nuit, de conscience et de subconscient, de lumière et d’obscurité, des plus grandes beautés et des tristesses les plus insondables, de plénitude, de temps suspendu, de noirceur et de terreur, de cauchemar, de désert de terre rouge et de ces quelques secondes de calme qui précèdent l’explosion du combat, d’Iris Murdoch et de Bergman, de répulsion, de dissolution et de féminité gentille-jolie, d'enjeu émotionnel et d’émotion forte, de chair, de sang et d’intestins, d’Emily Dickinson, de Virginia Woolf, d'Harold Pinter et d'Anne Carson, d’art médiéval et religieux... Interview d'Half Asleep, la Vierge noire de Belgique.

mercredi 30 mai 2012

Carole Martinez, Du domaine des murmures

Carole Martinez, Du domaine des murmuresLa pluie et le froid persistant, c’est avec une certaine délectation et un plaisir non dissimulé que je me suis réfugiée dans le livre de Carole Martinez, Du domaine des murmures. Et quelle jouissance que ce livre, quel plaisir infini j’ai eu à le lire ! Le genre de livre qu’on se plaît à lire au bord de la cheminée, au son de la bûche qui crépite au fond de l’âtre, sous la couette dans son lit ou vautrée dans le canapé, le corps emmitouflé dans un plaid en fourrure. Livre qu’on lit avec calme, régal tant les mots et le vocabulaire y sont riches, le sujet terriblement « jouissif » et l’intrigue palpitante.

mardi 29 mai 2012

Interview de Colline Hill, song writer forever

Interview de Colline HillC'est sur la terrasse ombragée de la Bellevilloise, au milieu des pots de fleurs, des chaises et des tables en fer forgé que Colline Hill, souriant de ses éclatants yeux bleus, nous parle de son premier album Wishes, de Joan Baez et de Bob Dylan, mais aussi de Chet Baker, de Johnny Cash et d'Emmylou Harris, d'Alanis Morissette, de Tracy Chapman et d'Antony and the Johnsons, de colline et d'énergie, de piano et de guitare, de souhaits et de regrets, d'AKA Music et de relations humaines, de tensions et de non-dits, de Florence et d'Irlande, de Bretagne et de Belgique, de jam et de réseaux sociaux... Interview de Colline Hill, une Americana girl franco-belge qui aime l'Irlande et la Bretagne.

dimanche 27 mai 2012

Mourir et laisser vivre (2/2)

La planète TerreToujours guidés par leurs instruments, après avoir bousculé ou anéanti les objets gênant leur progression, ils arrivèrent enfin à l’endroit où résidait la Vie. La Vie souterraine, comme chez eux. Les formes de vie grouillaient sous terre, à une faible profondeur, environ 2 ou 3 mètres. Les équipes d’ouvriers, appelés en renfort, arrivèrent rapidement. A l’aide d’engins sophistiqués, ils creusèrent, creusèrent… et découvrirent sans tarder ceux qu’ils cherchaient.

samedi 26 mai 2012

Mourir et laisser vivre (1/2)

La planète Mars
Venus d’Andromède, les extraterrestres débarquèrent sur notre planète par une belle journée ensoleillée de printemps. Le 20 avril 2012 pour être précis. Un bon millier de fusées en forme de nuages atterrirent par vagues successives d’une dizaine d’engins. En plein milieu du Sahara. Les troupes de choc sortirent les premières et prirent position autour des fusées. Un périmètre de sécurité d’environ cent kilomètres fut ainsi délimité, formant un barrage infranchissable. Les Martiens, vêtus de scaphandres d’un vert étincelant (afin de se préserver de l’atmosphère terrestre, délétère pour leur organisme), ressemblaient à des agglomérats d’ossements de dimensions diverses, entremêlés les uns aux autres et munis de tentacules sur leurs articulations.

vendredi 25 mai 2012

Half Asleep, Subtitles for the Silent Versions

Half Asleep, Subtitles for the Silent Versions, Crédit photo GrenierUn choc émotionnel sous cellophane : le denier album d'Half Asleep, Subtitles for the Silent Versions. Vieille comme le monde, la recette est infaillible : la goutte d'eau. Celle qui fait déborder l’œil, le vase, la marmite, la flaque, la mer, le ciel... Ce petit quelque chose de trop, de travers, de différent... qui fait mal et émerveille à la fois. C'est ça, la magie noire et blanche d'Half Asleep : distiller une musique au-delà de l'intimiste, une musique qui a le redoutable pouvoir d'effleurer les blessures, de caresser la douleur, de raviver les remords, de déterrer les regrets, de ranimer les joies éphémères, et d'agiter, pêle-mêle, la horde de spectres qui étouffent notre quotidien. Comme ça, en quelques notes de piano, en une poignée d'arpèges de guitare classique, en une sobre mélodie portée par un cortège de chœurs. Avec une simplicité déconcertante, une puissance déstabilisante. Vous n'y croyez pas ? Essayez. Fermez les yeux et écoutez. Avec grâce et âpreté, Half Asleep fouille les profondeurs de l'âme, de la noirceur terrifiante de nos secrets les plus inavouables à l'éclat aveuglant de nos rêves les plus impénétrables. Une expérience unique.

jeudi 24 mai 2012

Colline Hill, Wishes

Colline Hill, Wishes, ©HamiltonLakeDans la plus pure tradition des song writers, c'est sur une guitare Martin que Colline Hill pose sa voix, rocailleuse et douce. Le résultat ? Un disque folk finement ciselé, émaillé de pop, de blues, de country et de rock. Intimiste, épuré, foisonnant d'images et émotions, le premier album de Colline Hill, Wishes, nous emmène sur une plage déserte où l'océan, avide, croque les dunes de sable noir entre deux miettes de soleil blanc.

mercredi 23 mai 2012

Manceau en session acoustique

Manceau en session acoustiqueC'est par une fin de matinée orageuse que nous retrouvons une moitié du groupe Manceau, Vincent (basse, clavier, chœurs) et Julien (guitare, clavier, chant), Samuel (guitare, basse, trombone, chœurs) et François (batterie, glockenspiel, chœurs) s'occupant des dernières formalités de voyage pour leur prochaine tournée au Japon. Dans la cour pavée d'un immeuble parisien, Julien s'installe sur un vieux fauteuil en osier. Avec un jeu de clef et un dauphin en plastique, Vincent s'improvise batteur. Un ouvrier passe, des enfants se pressent aux fenêtres ; la session peut commencer. Au programme, deux titres accrocheurs extraits de leur premier album Life Traffic Jam à paraître le 11 juin 2012 : le single Full-Time Job et Little by Little. Un avant-goût des réjouissances estivales à venir !

mardi 22 mai 2012

Les masques mayas à la Pinacothèque de Paris

Les masques mayas à la Pinacothèque de ParisUn samedi de mai ensoleillé. Et si j’en profitais pour aller voir la fameuse exposition sur les masques mayas à la Pinacothèque de Paris ? C’est maintenant ou jamais car le 10 juin, c’est fini. En même temps, cette expo, initialement programmée il y a un an pour lancer le coup d’envoi de l’année du Mexique en 2011, avait été annulée avec toutes les autres festivités associées, suite au soutien donné à Florence Cassez, ressortissante française détenue prisonnière au Mexique.

lundi 21 mai 2012

Orage d'automne

Arcimboldo, l'automneSi tout le monde a déjà entendu la Chanson d'automne de Verlaine, parue dans son recueil Poèmes saturniens ("Les sanglots longs des violons de l’automne, blessent mon cœur d’une langueur monotone..."), moins de gens connaissent la Chanson d’automne de Théophile Gautier ("Déjà plus d’une feuille sèche parsème les gazons jaunis  soir et matin, la brise est fraîche, hélas ! les beaux jours sont finis !..."), ou encore le poème L'automne de Lucie Delarue-Mardrus ("On voit tout le temps, en automne, quelque chose qui vous étonne, c'est une branche, tout à coup, qui s'effeuille dans votre cou..."). En ce jour de printemps, c'est L'Orage d'automne qui se profile à l'horizon...

Télé 80 : les années 80 en 80 CD

Télé 80, Christophe RenaudQue les amoureux de Zora la rosse, Neuneu le petit Robot et Ulysse 69 se réjouissent : les dessins animés et séries cultes des années 80 sortent enfin, et en intégrale, en 80 CD ! A paraître aujourd'hui même (21 mai 2012), les 8 premiers albums de cette collection exceptionnelle sont les suivants : Dallas, Goldorak, Les Maîtres de l’Univers, Les Mystérieuses Cités d’Or, Inspecteur Gadget, Bomber X, Ulysse 31 et Nono le petit robot. Projet titanesque s'il en est, Télé 80 est totalement assumé par son père fondateur, Christophe Renaud, lui-même biberonné par une famille en or, Musclor, Albator, Alcor, etc. Journaliste, animateur et consultant, ce féru de musique des années 80 nous raconte (entre deux carambars) comment cette folle idée lui a traversé l'esprit (ne jamais sous estimer les pouvoirs de Barbapapa et Barbibul), où et comment les précieuses bandes musicales et autres vinyles ont été déterrés (merci Inspecteur Gadget), pourquoi Sue Ellen devrait se présenter au concours Miss France et JR, à la salle des fêtes du quartier pour le bal du 3ème âge, et s'interroge, comme nous tous, sur l'éventuel coming out de deux tas de muscles ultra-médiatisés, Musclor et Actarus (paraîtrait même, si l'on en croit Nono le petit Rapporteur, que ce dernier fricote avec un certain Alcor). « Capitaine Flophe oui c'est toi, un jour qui sauveras tous ceux des années 80 ! » : Interview de Christophe Renaud pour son projet Télé 80.

dimanche 20 mai 2012

Faites vos jeux… Rien ne va plus (2/2)

Faites vos jeux… Rien ne va plusRoland Passin, muet, pétrifié, observe tristement toute cette agitation. Son fils Jérémie, pendant ce temps, réfléchit. Comment garder cette fortune intacte ? Comment empêcher son père de dilapider cette richesse ? Tout en simulant un amour paternel qu’il ne ressent déjà plus (l’argent dévaste les sentiments, c’est bien connu), il imagine les scénarii possibles.

samedi 19 mai 2012

Faites vos jeux… Rien ne va plus (1/2)

Faites vos jeux… Rien ne va plus« J’ai … Tu as … Nous avons gagné ! ». Evelyne Passin vérifie de nouveau le ticket de Loto et scrute longuement l’écran du téléviseur où scintillent les numéros gagnants. « Mon pauvre chéri, tu as gagné. Nous sommes riches ». Roland, effondré, se prend la tête entre les mains. Plus qu’une semaine à vivre. Une semaine boulimique. C’est son tour. C’est lui, le malheureux gagnant de la semaine.

vendredi 18 mai 2012

L'Exposition Tim Burton à la Cinémathèque

Affiche de l’exposition : sans titre (La Triste Fin du petit enfant huître et autres histoires). 1998. 40 × 60 cm, © 2011 Tim Burton/ Graphisme © CINECULTURE/ Roland Lecouteux/ Cinémathèque française.Ayant déjà attiré plus 100 000 âmes dans ses filets, l'exposition Tim Burton à la cinémathèque de Paris compte bien en capturer quelques 200 000 supplémentaires d'ici au 5 août 2012. En clair : les files d'attentes sont à la hauteur de l'événement, monstrueuses. Conçue en 2009 par le prestigieux MoMA à New York, cette rétrospective singulière présente des extraits de films et de courts-métrages du réalisateur à succès, également scénariste et producteur, mais aussi une multitude de croquis et de dessins de l'artiste, des peintures, des photographies, des figurines, des sculptures et une foule d'objets insolites ayant séjourné dans les ateliers des studios hollywoodiens. Toutefois, le dessin, pour Tim Burton, étant une voie privilégiée vers l'inconscient, on préfère vous prévenir : au-delà des œuvres exposées et des hordes sauvages d'amateurs, l'exposition Tim Burton se vit comme une aventure introspective, un voyage tumultueux à l'intérieur même de l'esprit fiévreux du cinéaste fantasque... Trois, deux, un : « ça tourne ! ».

mercredi 16 mai 2012

Interview de Yoanna, la grenouille-taureau et la princesse charmante

Interview de Yoanna, Crédit Photo : Vincent C@ctus VanheckeDélestée de son énorme accordéon (il faut le soupeser pour le croire !), Yoanna s'installe, souriante, au milieu des effigies, statuettes, bustes, portraits, poupées, amulettes, figurines et autres idoles qui ont pris leurs quartiers au Divan du Monde. Son nouvel album, Un peu brisée, dans les bacs, la jeune femme nous parle de boxe et d'écriture instinctive, de bipolarité et d'émotions, de nourriture et de culpabilisation, de Virginie Despentes et d'accordéon chromatiques à boutons, de Mano Solo, de Céline Dion, de Rihanna et de Beyoncé, de gens qui s'écoutent chanter et de patron dont on ne veut pas... Interview de Yoanna, une artiste libre et instinctive.

mardi 15 mai 2012

Imelda May, Mayhem : rock in the fifties

Imelda May, Red Skirt, Photo Credit Chris ClorAprès le fulgurant Love Tatoo, Imelda May, l'icône glamour du revival rockabilly, revient avec un nouvel album retro-in, Mayhem, que ses nombreux fans ont pu découvrir en live le 11 mai dernier lors d'un concert marathon à l'Olympia. C'est qu'une fois lancée, l'irlandaise que l'on reconnaît à sa drôle de banane (la même qu'Elvis, avec la mèche blanche de Malicia en travers) ne s'arrête plus : entre les hommages aux étoiles du rock (Gene Vincent au ukulele, c'est quand même un grand moment !) et ses chansons, explosives, le cocktail est radical. Imaginez les guitares d'un film de Lynch, héritières directes de Roy Orbison et de Johnny Burnette, une bonne rossée rythmique à base de tambourin et de bodhrán, un manteau fourré de cuivres jazzy, une voix de crooner au féminin... One, two, three o'clock, four o'clock, rock ! Let's rock !

lundi 14 mai 2012

L'Orée du bois

Ophélie, John Everett MillaisDu « trou de verdure où chante une rivière », où « un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue (...) dort dans le soleil, la main sur sa poitrine » (Rimbaud, Le dormeur du val) à la « forêt silencieuse, aimable solitude » (François-René de Chateaubriand, La forêt), les bois aux recoins sombres, aux lacs où l'on amarre sa barque, aux chênes centenaires et aux jeunes roseaux, aux clairières verdoyantes, tantôt émerveillent et réconfortent, tantôt inquiètent et effraient. Lieux de magie, de mystère, d'histoire et de repos (éphémère ou éternel), ils inspirent les poètes qui cherchent, dans l'art de la rime, la sève des arbres.

Tim Burton, Dark Shadows

Tim Burton, Dark Shadows, (c) 2012 Warner BrosLa famille Collins ? Une nichée de freaks, descendants désargentés d'une riche lignée décimée par une saleté de malédiction. Le grand méchant loup ? Une rosse de sorcière (incarnée par Eva Green) à la plastique affolante et au patronyme bien franchouillard, Angélique Bouchard (c'est que la réputation de la France n'est plus à faire en termes de sorcellerie comme en matière de sex-appeal). Le prince charmant ? L'ancêtre des freaks, un brave vampire sanguinaire, un brin siphonné lui-même, qui répond au saint nom de Barnabas (Barnabé, ou encore Johnny Depp). Le réalisateur de cette bombe cinématographique ? Le grand Tim Burton. Dark Shadows, ou l'art du conte sur grand écran...

dimanche 13 mai 2012

L'Ordinacteur (2/2)

L'OrdinacteurAussi, a l'unanimité, décida-t-on l'élaboration de nouvelles théories de communications (projet qui devrait donner un bol d'air financier à des dizaines d'universités américaines pendant quelques années) et la mise en place provisoire d'un réseau restreint (quelques machines soigneusement sélectionnées pour leur capacité d'obéissance, leur technologie désuète et leurs performances discrètes). Aucun terminal, intelligent ou non, ne reçut l'autorisation de connexion directe à la Machine.

samedi 12 mai 2012

L'Ordinacteur (1/2)

L'OrdinacteurLa Machine trônait, gigantesque et impériale, au milieu de ses vassales, périphériques et autres subalternes. Le dernier cri de l'art informatique, le top-niveau de la haute technologie. Américains et Japonais avaient étroitement collaboré à ce projet grandiose, les uns apportant leur génie de la conception et les autres leurs techniques de pointe, leur organisation, leur puissance financière et les fruits de leurs recherches d'avant-garde sur la centième génération d'ordinateurs. Les européens avaient bien proposé leur collaboration, mais ils avaient essuyé un refus diplomatique et sans appel.

vendredi 11 mai 2012

Half Asleep en session acoustique

Half Asleep en session acoustiqueC'est à la terrasse d'un café, sous un ciel d'orage, que nous retrouvons Valérie Leclercq, la jeune chanteuse belge d'Half Asleep, avec sa guitare classique. Quelques minutes plus tard, c'est le déluge. Sous les arcades de la place des Vosges, des nuages de touristes attendent que la pluie cesse. Le pavillon de la Reine nous tend ses voûtes de pierre. C'est là, sur un trottoir qui ruisselle vers la rue du Béarn, que nous nous installons pour enregistrer en session acoustique The Grass divides as with a comb, une chanson extraite du dernier album d'Half Asleep, Subtitles for the Silent Versions. Les phares des véhicules lancent des éclairs, les cris, les gouttes, les pots d'échappement se mêlent aux arpèges et à la voix, grave et d'une extrême douceur... L'émotion, dans la tourmente, est palpable. La preuve en images (en 2D et en 3D !).

jeudi 10 mai 2012

Interview de Dafuniks : All I want...

Interview de Dafuniks : All I want...C'est dans un bistrot de quartier que nous nous installons (à une grande, très grande table !) avec les musiciens du collectif-groupe Dafuniks, fraîchement débarqué en France (la veille) pour leur concert parisien à la Maroquinerie. Entre deux plaisanteries, les charmants Danois escortés d'Elias, le beau gosse californien, nous parlent de leur premier album Enter the Sideshow Groove, de rap, de hip-hop, de funk et de soul, mais aussi de vieux vinyles, de samples et de DJs, d’ascenseur défaillant et de stage diving malheureux, de la réserve des Danois et de l'enthousiasme des Français, d'All I want et de mariage, de chanson japonaise pour enfants et des Nuits Zébrées de Radio NOVA, d'Afrique Centrale et d'Hollywood, d'émotions, de vibrations et d'inspiration... Interview de Dafuniks, All I want... is you.

mercredi 9 mai 2012

Marilyn Manson, Born Villain (and wild)

Marilyn Manson, Born VillainAprès Steppenwolf avec Born to be wild, Bruce Springsteen avec Born to Run, Lana Del Rey avec Born to Die, Patrick Hernandez avec Born to Be Alive ou encore Britney Spears avec Born to make you happy, Marilyn Manson entre dans le big band des born avec un dixième album méphistophélique à souhait : Born Villain [NDLR : Né Méchant]. Exorcistes, chérubins du dimanche et autres archibigots, un seul mot d'ordre : vade retro ! Quant aux sales bêtes congénitales, elles peuvent se réjouir : notre suppôt de Satan vénéré revient plus bad boy que jamais. Égal à lui-même (mauvais de chez mauvais), l'éternel rebelle est toujours aussi divinement rosse et diablement bon ! Que l'on se rassure donc, la charogne Manson n'a pas été touchée par la grâce entre deux disques profanateurs. Alléluia ! Bon Dieu, c'est qu'on l'a échappé belle !... Une teigne défroquée, c'est quand même moins sexy qu'un ratichon apostat !

lundi 7 mai 2012

Une Attente

Botticelli, Portrait d'un homme avec la médaille de Cosimo l'ancien« L’art sauvera le monde » (Dostoïevski) : de la peinture à la sculpture, de la musique au théâtre, de la littérature à la poésie, l'Art s'exprime de mille manières différentes, et les sentiments humains, déclinés à l'infini, inspirent les artistes depuis des millénaires. Une Attente, le poème du jour, nous fait voyager d'un art à l'autre au rythme d'un cœur qui bat.


Erwan Larher : Autogenèse, un roman de haut vol

Erwan Larher : Autogenèse, Crédit photos : Dorothy-Shoes« A droite, à gauche, tous les mêmes, tous pourris » (Syrano) : en cette période de marasme politique et d'âpre bataille électorale, le deuxième roman d'Erwan Larher, Autogenèse, sonne le glas d'une société au bord de l'asphyxie. Grinçant, percutant, parfois désopilant, ce roman épique nous précipite dans un futur proche où l'absurdité, poussée à son paroxysme, règne en maître. Implacable, la plume d'Erwan Larher dessoude la classe politique, dénonce les dérives économiques, décortique les manipulations médiatiques et bien sûr, désosse la nature humaine. Jubilatoire.

dimanche 6 mai 2012

L'Infologie (2/2)

L'InfologieA propos de la Grande-Bretagne, un sondage à effectuer dans les jours qui viennent indiquera clairement que pratiquement 100 % des personnes interrogées parlent anglais couramment, alors qu'une minorité (5 %) balbutie quelques mots de français. La francophonie a encore de beaux jours devant elle. Revenons à notre douce France. Demain le climat social sera tendu. Les grévistes empêcheront leurs collègues non-grévistes de pénétrer sur leur lieu de travail. La perturbation ne sera pas énorme pour un 14 juillet. Gouvernement et syndicats, une fois de plus, se rencontreront et se défileront. Le parlement se réunira (une fois n'est pas coutume) pour procéder à un débat contradictoire sur l’utilité de l'impôt. Le vote final, approuvé à l’unanimité, dispensera les députés et sénateurs, ainsi que les membres du gouvernement et leurs amis, de tout impôt. Cette excellente nouvelle, qui d'avance nous réjouit, n'est pas la seule.

samedi 5 mai 2012

L'Infologie (1/2)

L'Infologie (Néologisme : l'infologie est l'information prévisible. 
Ce n'est donc pas une science exacte, mais...)

20 heures, les prévisions d'information de Chaîne moins, présentées par le grand mage Patrick de Nostradarvor.

- Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir !
Je vous ai prédit hier les informations d'aujourd'hui. Elles se sont révélées exactes à 23 %, ce qui constitue un succès notable. Les 77 % d'inexactitudes n'offrent aucun intérêt et je ne les commenterai donc pas. Passons tout de suite aux actualités prévisibles de demain. D'abord la Chine où notre devin spécial Jérémie Poivredamus est en ligne. 
- Jérémie, quelle sera demain la situation à Pékin ?
- Bonsoir Patrick ! La situation demain sera telle que l'on peut d'ores et déjà en envisager un retournement. Les événements évolueront vite, très vite. Le gouvernement fera voter par le peuple, et à main levée par souci de démocratie, la loi sur l'avenir du futur. Je prévois une large majorité de oui, environ 99 % des votants. Je discerne également une répression violente de la part de l'armée, et des milliers d'arrestations. J'ose avancer le chiffre de l % des participants au vote.

vendredi 4 mai 2012

Dionysos danse le Bird 'n' Roll

Dionysos danse le Bird 'n' Roll« Danser comme on vole, ne jamais ralentir, funambuler, funambuler, inventer, s'inventer encore pour ne pas tomber. Le Bird 'n' Roll est né ! » (Le Retour de Jack l'inventeur) Eurêka ! Le remède universel contre le spleen généralisé n'est qu'une question de plumage et de ramage ! La preuve en musique et sur le dancefloor, avec le dernier album de Dionysos, Bird 'n' Roll. Sorti le 26 mars dernier, ce monument du rock 'n' vol totalement surréaliste affole déjà les stroboscopes qui en roucoulent de plaisir. La génération désenchantée gazouille et se dandine déjà comme une volée de dindons lâchés en pleine nature. Des ailes chatouillent gaiement la plante des pieds des éternels déprimés. Les piafs de Magritte, à force de pépier de concert, sautillent en ondulant dans les nuages. L'âme du King, titillée par tout cette volaille en pagaille, bourlingue avec une meute de chérubins en sifflant Devil in Disguise. Et ce n'est qu'un début ! L'été sera Bird 'n' Roll, ou ne sera pas. Quant à nous, nous sommes rassurés : les voies de Dionysos sont toujours aussi impénétrables, et ça, c'est une excellente nouvelle !

jeudi 3 mai 2012

Interview de Thea Hjelmeland, la voix de la Norvège

Thea Hjelmeland en concertParis, mars 2012. Le soleil s'écrase sur les vitres et danse sur les instruments qui, partout, s'amoncellent dans la pièce (mandoline, banjo, ukulélé, guitare sèche...), un véritable paradis pour Thea Hjelmeland ! Tout sourire, la jeune Norvégienne répond à nos questions dans un excellent français. Elle nous parle de son premier album Oh, The Third... et de Bernhoft, des Beatles et de Nina Simone, de fado et de flamenco, de Beyoncé, de Rihanna, de Britney Spears et de Madonna, de rencontres Internet et de myspace, de voix et de Mélissa Laveaux, de la France et de la Norvège, de puzzle et de journal intime, de pop acoustique bleue, d'orgue et d'accordéon, d'instruments de cent ans d'âge et de cuvettes de toilettes, de valises et de voyages, de carnet et d'enregistreur... Interview de Thea Hjelmeland, une artiste émouvante et talentueuse qui vit de musique et d'eau fraîche.

mercredi 2 mai 2012

Interview de Syrano, un explora-cœur en or

Interview de Syrano, un explora-cœur en orChanteur, compositeur et interprète (il dessine aussi les livrets de ses disques), Syrano nous pose quelques problèmes, dont un qui n'est pas des moindres : on ne sait pas comment le classer. On retrouve des influences world, slam ou encore chanson française, avec toujours cette même constante, l’engagement de ses textes. Mais ce n'est pas tout puisque Syrano est aussi poète, sensible et authentique. Inventer une nouvelle catégorie Slam-Poète-Authentique-Engagé ? Trop long pour un chanteur qui va à l'essentiel ! Ce sera donc Syrano, comme il se présente lui-même, avec un S pour Sylvain. Après Musiques de Chambre, Le goût Du Sans et A la fin de l’envoi, Syrano revient avec un magnifique album, Les cités d’émeraudes, qui relate son dernier voyage dédié à la découverte de pays et de sociétés auxquels il a voulu se confronter, pendant deux ans, pour trouver des réponses à ses questions.
Avant son concert au Café de la Danse, Syrano s'est prêté au jeu des « questions / réponses » sur son nouvel album. Généreux comme ses chansons le laissaient présager, ce n'est pas 20 minutes qu'il nous accordées mais 1 heure 30... Et encore ! C'est la rédaction, dans sa grande bonté (et non sans regrets !), qui s'est vue contrainte de mettre fin à la conversation pour lui accorder une demi-heure de répit avant le spectacle. Il fallait bien qu'il se sustente quelque peu avant de nous mettre le feu, et quel feu (la veste eighties façon X-Or de l'un de ses musiciens, dont nous avons pu débattre dans les loges, était judicieusement choisie) ! Sous le charme, on vous invite, que dis-je, on vous enjoint à aller voir Syrano en concert ! Mais assez « parlé », il est temps de découvrir le personnage... Interview de Syrano, artiste et homme avant tout.

mardi 1 mai 2012

Didier Porte fait rire les masses

Didier Porte fait rire les massesQue vous sachiez pour qui voter le 6 mai ou que vous hésitiez encore à donner votre voix à François Hollande, désormais opposant officiel à Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle, allez voir ou revoir le spectacle de Didier Porte, Didier Porte fait rire les masses, avant et après le premier tour. Pendant près d’une heure et demie, sur un ton badin mais non moins grinçant, l'humoriste, journaliste et chroniqueur français, nous livre un premier bilan du quinquennat du président sortant. Militant de première heure, Didier Porte ne fait pas dans la langue de bois.

 
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